Cela fait maintenant deux jours que le Costa Concordia, un paquebot de croisière géant, a échoué sur l’île du Giglio, au large de la Toscane, en Italie. L’accident, extrêmement impressionnant, affiche déjà un lourd bilan de cinq morts, plus d’une soixantaine de blessés, et surtout des dizaines de disparus. Les chiffres varient selon les sources, mais il s’agit bien d’au moins 20 personnes, introuvables depuis maintenant plus de 48h. Evidemment, un tel événement n’a pas lieu sans que la question de ses responsables ne soit posée. On est bien loin, même si le nom revient souvent à l’évocation de ce naufrage, de la configuration du Titanic, et il y a bien moins de danger au large de la Sicile que dans l’Atlantique Nord. Alors, qui sont les coupables dans cette affaire ?
Lire la suite : Naufrage du Costa Concordia : qui est responsable de la tragédie ?
35%. C’est le pourcentage de pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde qui transite par le détroit d’Ormuz. Ce détroit contrôlé par l’Iran est un emplacement particulièrement stratégique pour le trafic maritime pétrolier. Le détroit d'Ormuz constitue l'extrémité sud d'une ligne de front invisible qui sépare les deux rives du Golfe, l'arabe et l'iranienne. A ce titre, il est un excellent instrument de mesure de l’intensité de la guerre froide qui oppose Téhéran au reste du monde arabe, qui plus est soutenu par l’Occident, les Etats-Unis en tête. Inutile, donc, de décrire l’état de tension entre Washington et Téhéran depuis mardi dernier lorsque Téhéran, à l’issue de manœuvres militaires contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, a mis en garde le gouvernement américain contre une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz.
Lire la suite : Le détroit d'Ormuz : l’étincelle qui déclenchera la guerre ?
2012 ne sera certainement pas l’année de la sagesse de la part des Iraniens. Dès le 1er janvier, la télévision nationale a annoncé que des barres d’uranium avaient été fabriquées, et testées « dans le cœur du réacteur de recherche de Téhéran pour vérifier leur bon fonctionnement ». Evidemment, de la part de l’Iran, cette réalisation est loin d’être anodine. Le journal Tehran Times a même affirmé que « cette grande réalisation va contrarier l'Occident, parce que les pays occidentaux espéraient que l'Iran ne serait pas en mesure de produire des plaques de combustible nucléaire ». Mais au-delà de la communication, quel est le but des Iraniens ? Et surtout, quelles conséquences, notamment sur la diplomatie internationale, ce fait pourrait-il avoir ?
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