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Lundi, 04 Avril 2011 13:00    Écrit par Jules Pavia, étudiant à l'EDHEC

pdcTroisième journée du festival européen hier, et la soirée était consacrée à Claude Chabrol. À travers le court-métrage La muette, et le film Que la bête meure, le festival a ainsi tenu à rendre hommage à ce grand réalisateur (mais aussi scénariste, producteur, acteur…) qui nous a quittés en septembre dernier.

Après deux soirées (la cérémonie d’ouverture et la Nuit du court) qui ont fait salle comble, beaucoup moins de spectateurs avaient fait le déplacement à Tourcoing pour cette troisième soirée. Les personnes ont cependant raté là l’occasion de (re)découvrir l’immense cinéaste, très prolifique, qu’était Chabrol. Entre Le Beau Serge en 1958, et Bellamy en 2009, c’est ainsi près d’une soixantaine de films qu’il a réalisés.

La soirée commençait donc avec la diffusion du court-métrage La muette, court qui faisait parti du film collectif à sketches Paris vu par… sorti en 1965. Il met en scène un adolescent qui, pour ne plus avoir à entendre les disputes incessantes de ses parents, a recours à des boules Quiès. Cela aura malheureusement une conséquence fatale pour sa mère. On sentait que la bande du court-métrage avait traversé les années, l’image étant pour le moins rougeâtre (à moins que ce ne fût un message pas si subliminal, à destination du Parti Communiste). La soirée continuait ensuite avec le thriller Que la bête meure. Le film, sorti en 1969, met en scène un père ayant soif de revanche, après que son fils a été écrasé. S’il ne ressemble en rien, au niveau de la réalisation, aux thrillers que l’on peut voir de nos jours, il en reste néanmoins un modèle du genre, notamment grâce à la bataille psychologique que se livrent le père et l’assassin. D’ailleurs, le film, que peu de spectateurs connaissaient, en a enjoué plus d’un, et a permis de rappeler à un public plutôt jeune qu’en France aussi on avait des réalisateurs dignes de ce nom.

Le festival se poursuit ce soir avec la soirée Animafiction à l’UGC Ciné Cité de Lille, à 20h.

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