Ode à Raymond Domenech
Écrit par Clément L, étudiant à l'EDHEC Vendredi, 11 Décembre 2009 07:45
Raymond Domenech subit en ce moment la foudre des médias. Il serait, soi-disant, responsable du niveau bas de gamme de notre chère équipe de France. On lui reproche aussi un mode de communication étrange.
Aujourd’hui, Le Scandaleux Mag’ souhaite lui rendre tout l’hommage qu’il mérite. Car Raymond, beaucoup s’y méprennent, ce n’est pas simplement un entraîneur de football ; c’est bien plus que ça.
Raymond, c’est d’abord un homme lettré. Il a lu Machiavel, et a fait sienne la maxime « Il perd, celui qui sait ce qu'il va faire s'il gagne. Il gagne, celui qui sait ce qu'il va faire s'il perd. ». En tant qu’entraîneur, Raymond n’a (encore) jamais rien gagné. Il se garde bien de savoir ce qu’il fera s’il gagne. S’il perd, il le sait déjà, il ne démissionne pas. Raymond est donc un gagnant. CQFD.
Raymond, c’est aussi un fin mathématicien. Lorsque la presse s’indigne, révélant que sa prime de qualification à la Coupe du Monde s’élève à 862 000 €, il crie au scandale : « c’est du pur mensonge ! ». Et pour cause, il ne touchera que 826 222 €.
On comprend alors que Raymond, c’est un homme qui sait dire « non », qui brise des tabous. Mieux encore, et c’est une qualité rare, c’est un homme qui accepte qu’on lui dise « non » (« Estelle, veux-tu m’épouser ? »). Or Raymond, arithméticien dans l’âme - nous l’avons vu-, sait bien que deux « non » valent un « oui ». Il parvient donc toujours à ses fins.
En fait, ce sont sans doute les mots de Nietzsche qui résument au mieux le personnage : « Raymond, c’est un surhomme ». C’est d’ailleurs pour témoigner de sa reconnaissance à l’illustre philosophe que, durant de nombreuses années, Raymond porta la moustache.
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